Iles de la Madeleine

Les îles de la Madeleine

« Parmis les groupes français disséminés sur la terre d’Amérique, il n’en est guère, je crois, d’aussi nettement caractérisé, d’aussi intéressant, d’aussi sympathique et d’aussi peu connu que celui des Madelinot; ne pourrait-on pas désigner ainsi les habitants des îles de la Madeleine? …
Les Madelinots sont presque tous des Acadiens, des arrière-petits-fils des déportés de Grand-Pré. Ils sont la preuve vivante de l’un des trois ou quatres grands crimes de l’histoire, de ce que Winslow a cyniquement appelé:l’une des grandes actions qu’aient jamais accomplies les Anglais en Amérique »
Extrait des Croquis laurentiens du Frère Marie-Victorien

Je suis profondément touchés par le courage des gens qui sont venus peupler ses terres isolées au coeur de l’océan. Sans doute parce que mes ancètres (maternel) ont aussi été victimes de la grande déportation.

Jacques Cartier s’y fit d’abord prendre, et bien d’autres voyageurs par la suite. La carte des naufrages est impressionnante, elle dénombre les centaines d’épaves invicibles qui parsèment le fond du littoral des Îles. En effet, il est impossible de percevoir l’ampleur de l’archipel avant de se trouver à proximité de son littoral. À ce moment, il est possible de distinguer les longues dunes herbeuses reliant les îles entre elles.

À mon arrivé à bord du traversier qui nous amenait aux îles à partir de Souris (Île-du-Prince-Edouard), j’ai d’abord aperçu l’île d’Entrée. Les rayons du soleil levant éclairaient d’une couleur dorée les falaises rougeâtres et ses collines arrondies d’un vert intense.
Pour vous situer, les Îles de la Madeleine forment un archipel en forme d’hameçon situé en plein golfe du St-Laurent. Rattaché au Québec, mais proche des provinces des Maritimes. Situées à 250km de Gaspé, elles ne sont qu’à 100km du Cap-Breton et de l’Île-de-Prince-Edouard.

Les plages sont magnifiques, des centaines de kilomètres de plages de sable fin. Ma peau a pris la couleur du homard des îles. Je ne sais pas pourquoi. :P

Sur la page de la Grande Échouerie, on imagine les cris des vaches marines exterminées depuis le début du 19e. Ici les tortues luth se nourrissent de méduses, et les courlis corlieu, bécasseau et cormoran dansent ensemble au gré du vent. Par contre, l’hiver dernier, les phoques n’étaient pas au rendez-vous, faute d’absence de banquise. Et sans glace, l’érosion des berges est accélérée. Le réchauffement de la planète se fait horriblement ressentir ici.

Et nous aussi nous nous promenons entre lagune et mer au gré des jours qui passent paisiblement.

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